« J’ai tout essayé. Y’a rien qui marche. J’en ai marre. »
Si vous avez déjà pensé ça — ou dit ça tout bas en fermant la porte de votre chambre — vous n’êtes pas seul.e. Et vous n’êtes pas un mauvais parent.
Vous êtes un parent épuisé. Ce n’est pas la même chose.
L’épuisement, c’est le signe que vous avez donné beaucoup. Trop, peut-être, sans filet. Sans espace pour souffler. Sans quelqu’un pour vous dire que ce que vous vivez est normal — et que ça peut changer.
Ce qui me frappe, après 10 ans à accompagner des familles, c’est que les parents qui poussent ma porte ne manquent pas d’amour pour leur enfant. Ils manquent d’outils. Et parfois, juste d’un regard extérieur bienveillant pour voir ce qu’ils ne voient plus.
Ce que vivent vraiment les parents qui viennent me voir
Avec les petits (3-6 ans) : quand le quotidien explose
La crise éclate pour un rien. Un biscuit à la framboise au lieu de la fraise. Les chaussures qu’il ne veut pas mettre. Un «non» de trop.
Vous avez essayé d’expliquer. De négocier. D’ignorer. De vous mettre à sa hauteur comme vous l’avez lu quelque part. Et puis parfois, vous vous entendez crier — et vous ne vous reconnaissez plus.
Ce qui fait le plus mal, souvent, ce n’est pas la crise de votre enfant. C’est votre propre réaction. Ce sentiment désagréable de perdre pied, de ne pas savoir où sont les limites, de ne pas être le parent que vous vouliez être.
Ce que je vois dans mon cabinet : des parents qui ne comprennent pas pourquoi leur enfant explose, parce que personne ne leur a jamais expliqué ce qui se passe vraiment derrière une crise de colère. Ce n’est pas de la manipulation. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est un enfant submergé par une émotion qu’il ne sait pas encore gérer — et qui a besoin que son parent l’aide à traverser ça, pas à le combattre.
Avec les plus grands (7 ans et +) : quand le lien s’effiloche
L’ambiance a changé à la maison. Votre enfant n’écoute plus, répond, s’oppose. Des signaux commencent à arriver de l’école — comportement, motivation en berne, refus d’y aller le matin.
Il vous dit que c’est nul, que ça sert à rien. Vous essayez de comprendre, de dialoguer — ça tourne à l’affrontement. Vous avez l’impression d’avoir perdu la notice.
Ce que j’observe souvent : derrière le comportement qui agace, il y a un enfant ou un adolescent qui n’arrive pas à mettre des mots sur ce qu’il vit. Il ne sait pas toujours lui-même pourquoi il réagit comme ça. Et quand personne ne l’aide à identifier ce qu’il ressent et ce dont il a besoin, la seule façon qu’il a trouvée de le dire, c’est par le comportement.
Mon approche : on ne creuse pas, on choisit une destination
Beaucoup de gens imaginent que le travail thérapeutique consiste à aller fouiller dans le passé, à mettre le doigt sur tout ce qui ne va pas. Je fais exactement l’inverse.
On ne creuse pas — parce qu’en creusant, on s’enfonce.
Ce que je vous propose, c’est de choisir ensemble une destination : à quoi ressemblerait votre quotidien si les choses se passaient comme vous le souhaitez vraiment ? Quelle relation voulez-vous avoir avec votre enfant ? Comment aimeriez-vous vous sentir le soir en allant vous coucher ?
Une fois qu’on sait où on veut aller, on utilise vos ressources — celles que vous avez déjà, même si vous ne les voyez plus — pour avancer vers ce sommet que vous avez choisi. Pas à pas. Concrètement.
C’est l’esprit de la thérapie brève centrée solution : partir de ce qui fonctionne déjà chez vous, pour construire à partir de là.
Ce qu’on fait concrètement ensemble
Je reçois les parents en priorité
C’est un choix délibéré de ma part, et il étonne parfois : très souvent, travailler avec les parents suffit. Quand le parent change sa façon de réagir, l’enfant change aussi — parce que la relation change.
Vous n’avez donc pas forcément besoin d’amener votre enfant en séance pour que les choses bougent à la maison. Ce sont les parents que j’accompagne en premier.
Des outils concrets, pas de la théorie
Avec les petits, on travaille beaucoup sur les émotions — comprendre ce qui se passe dans le corps de votre enfant quand il explose, apprendre à nommer ensemble ce qu’il ressent. J’utilise notamment la roue des émotions, un outil simple et très parlant pour les enfants comme pour les parents.
Avec les plus grands, on va plus loin : écoute des émotions, identification des besoins derrière les comportements, reconstruction du dialogue. Parce qu’un adolescent qui s’oppose, c’est souvent un adolescent qui cherche à être entendu — autrement.
Un accompagnement court et ciblé
On travaille en 5 à 8 séances en moyenne — parfois moins. L’objectif n’est pas que vous deveniez dépendant d’un suivi, mais que vous repartiez avec vos propres outils, capables d’avancer seuls.
Je vous reçois à Valence, à Romans-sur-Isère, ou en visio si c’est plus pratique.
Ce que les parents vivent après quelques séances
La première chose que j’entends souvent après une séance, c’est : « Je savais pas, je ne voyais pas comment faire. Il y a tellement d’avis différents, je me sentais perdu. »
Et quand ils reviennent : « L’atmosphère a changé à la maison. C’est plus agréable, plus facile. »
Pas parce qu’ils sont devenus des parents parfaits — ça n’existe pas. Mais parce qu’ils ont trouvé leurs repères. Ceux qui fonctionnent pour eux, pour leur enfant, pour leur famille.
Et si on parlait de votre situation ?
Vous n’avez pas à attendre que ça aille vraiment mal pour demander de l’aide. Venir chercher du soutien, c’est déjà prendre soin de votre famille.
La première étape, c’est simple : on prend le temps de comprendre ce que vous vivez, et on choisit ensemble votre destination.
→ Découvrir le soutien à la parentalité
Ou contactez-moi directement — je réponds à toutes les demandes.
Séverine Veyrières — Psychopraticienne, spécialisée en soutien à la parentalité et accompagnement des enfants & adolescents. Cabinet à Valence et Romans-sur-Isère (Drôme), et en visio.

